Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du COSEPAC : membres

Jeannette Armstrong, Ph.D.

Jeannette Armstrong, professeure agrégée en études autochtones, appartient au peuple Syilx/Okanagan. Écrivaine et activiste primée, romancière et poète, elle a toujours cherché à changer les idées fausses profondément biaisées sur les peuples autochtones. Elle est la lauréate du prix d’excellence George Woodcock pour l’ensemble des réalisations en littérature. Ses recherches sur les philosophies autochtones, la pensée du peuple Syilx/Okanagan et l’éthique environnementale codées dans les littératures orales du peuple Syilx ont été reconnues à l’échelle locale et mondiale. Elle collabore avec des groupes de langue salish pour rétablir les langues autochtones, les relations historiques, les cérémonies sur les ressources alimentaires par des rassemblements, des échanges commerciaux et la protection de l’eau et des terres. Elle est récipiendaire de la Buffett Award for Indigenous Leadership d’Ecotrust des États-Unis et siège au Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Myrle Ballard, Ph. D.

Myrle Ballard est une Anichinabée de la Lake St. Martin First Nation. Myrle détient présentement un post doctorat de l’université du Manitoba. Elle est passionnée d’environnement et a conscientisé la population aux conséquences des inondations dans sa communauté. Elle détient un doctorat en gestion de l’environnement et des ressources naturelles de l’université du Manitoba. On lui a décerné diverses bourses de recherche comme la Loewen Foundation Fellowship for Responsible Wood Utilization, la Manitoba Round Table on Sustainable Development Scholarship, la Millennium Ecosystem Assessment Initiative Fellow et la James Gordon Fletcher Ph.D. Fellowship.

Myrle a grandi dans la réserve et a appris la manière de vivre traditionnelle très jeune. Elle a récolté du riz sauvage alors qu’elle était enfant, elle a réparé des filets pour les pêcheurs, elle a plumé des canards et des oies, elle a préparé de la viande sauvage et du poisson, etc. Myrle est honorée de pouvoir comprendre et parler sa langue maternelle autochtone, l’anishinaabemowin, et considère que sa langue est sans prix lorsqu’elle compare la science traditionnelle et la science occidentale. Elle a enseigné aux cycles supérieurs au Natural Resources Institute de l’université du Manitoba et au premier cycle au University College of the North. Elle a occupé divers postes au sein de divers organismes autochtones au Manitoba et à Ottawa. Elle travaille aussi au niveau international avec des groupes autochtones, à des conventions de l’ONU et à fournir de l’expertise à des groupes de travail internationaux dans des domaines comme les questions autochtones, la foresterie, les changements climatiques et la biodiversité. Nommée par l’Association des femmes autochtones du Canada, Myrle est maintenant membre du sous comité sur les connaissances traditionnelles autochtones pour le COSEPAC.

Dan Benoit

Dan Benoit est un Métis de la colonie de la Rivière-Rouge du Manitoba et un membre de la Nation métisse. Il a passé la majeure partie de sa vie près du lot de son ancêtre sur la rivière Rouge, dans la paroisse de Saint-Norbert, à la ferme familiale près de Seven Sisters Falls, au Manitoba, et plus récemment, dans le petit village métis de Saint-Laurent, toujours au Manitoba.

Comme c’est le cas de nombreux Métis, on a appris à Dan depuis son enfance les traditions et la culture de son peuple, y compris sa relation spéciale avec la terre et l’eau, ainsi que le fait qu’il en est gardien. Dan est cultivateur, chasseur, trappeur et pêcheur, et continue à pratiquer ces traditions et à les transmettre aux autres. Il croit qu’il est essentiel de préserver le style de vie et la culture métis traditionnels tout en étant en harmonie avec la terre.

Dan exploitait la ferme métisse traditionnelle du début du siècle de sa famille; la plupart des bâtiments et de l’équipement datent d’avant les années 1900. Les animaux et les cultures légumières de la ferme sont ceux qui se trouvaient au début de la colonie de la rivière Rouge vers les années 1820. Dan était aussi membre de la Métis Horticultural Heritage Society et est très intéressé à préserver la biodiversité et les espèces du patrimoine agricole.

Dan a plus de dix ans d’études postsecondaires et détient divers diplômes et certificats en gestion des ressources naturelles ainsi qu’en gestion de l’écologie, de l’eau et des eaux usées du Collège universitaire du Nord, du Red River College, de l’Université d’Ottawa et de l’Université du Manitoba. Il a travaillé pour l’industrie et les trois paliers de gouvernement dans le domaine de l’environnement et des ressources naturelles. Dan a entre autres travaillé pour Tolko Forest Industries, le Service canadien des forêts, Conservation Manitoba et le Whitemouth River Conservation District. Dan a aussi travaillé pour la Gendarmerie royale du Canada et les Forces canadiennes en tant qu’officier. En plus de son expérience de travail à la ferme, il a dix ans d’expérience en tant que consultant pour les bandes des Premières Nations et les communautés des Affaires du Nord au Manitoba concernant les questions de production hydroélectrique, d’environnement et de développement des communautés; il a possédé et exploité une entreprise spécialisée dans les visites touristiques écologiques et autochtones dans l’est et le nord du Manitoba et dans le nord-ouest de l’Ontario.

Dan est un leader de la Nation métisse, que ce soit sur le plan politique (à titre d’ancien vice-président de la section locale des Métis d’Anola de la Fédération des Métis du Manitoba) ou au sein de la Fédération des Métis du Manitoba (FMM). Il était également membre du Comité sur l’environnement du Ralliement national des Métis (RNM). De plus, Dan a été gestionnaire pendant cinq ans; il était responsable des portefeuilles de l’agriculture, de l’environnement, de l’hydroélectricité et des ressources naturelles de la FMM, il supervisait une équipe provinciale multidisciplinaire de quatorze personnes et il a contribué à la création de la Loi métisse sur la récolte de la FMM. Au cours des huit dernières années, il a travaillé en tant que scientifique de l’environnement pour le gouvernement.

Dan connaît très bien de nombreuses autres facettes des connaissances traditionnelles et de l’héritage culturel métis concernant les questions liées à l’eau et à la terre. En fait, sa communauté le reconnaît, et le RNM et la FMM l’ont envoyé à divers forums provinciaux, nationaux et internationaux afin qu’il défende les intérêts de la Nation métisse en matière d’environnement et de connaissances traditionnelles autochtones. Dan était autrefois membre de la Table ronde de l’Initiative de planification du côté est du Manitoba, coprésident du Comité de proximité de la Commission du canal de dérivation du Manitoba, membre de la Table sur le développement durable du secteur minier d’Environnement et Changement climatique Canada, coprésident du Sous comité des connaissances traditionnelles autochtones du COSEPAC ainsi que membre du Comité sur la stratégie nationale en matière de recherche et du Comité sur l’environnement du RNM. Il a également agi à titre de délégué canadien du RNM dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, il a fait partie du processus multilatéral relativement à la décision Powley du RNM, il a été membre du Groupe consultatif des communautés d’intérêts de l’initiative Vers le développement minier durable de l’Association minière du Canada et, finalement, il s’est aussi impliqué auprès d’Habitat aquatique Canada.

Dan vit avec sa conjointe Beth, leur fils Fred et leur fille Katie entre Winnipeg et le petit village de pêcheurs métis St. Laurent, sur la rive sud-est du lac Manitoba.

Bradley Carpenter

Brad Carpenter est un Inuvialuk de la région désignée des Inuvialuit (RDI) dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.). Brad est un fier bénéficiaire de la Convention définitive des Inuvialuit, une revendication territoriale datant de 1984 qui a été conclue entre le gouvernement du Canada et le peuple inuvialuit de l’Arctique de l’Ouest. Les Inuvialuit sont reconnus comme des chefs de file en matière de gestion de la faune, ayant mis en œuvre avec succès une approche de cogestion. Brad a passé la première moitié de sa vie dans sa collectivité d’origine, Sachs Harbour, qui est la collectivité la plus au nord de la RDI. Comme le veut la coutume, étant le petit-fils aîné, Brad a été adopté et élevé par ses grands-parents. Dès son plus jeune âge, ses parents ont veillé à ce qu’il soit immergé dans sa culture et au courant des connaissances traditionnelles du peuple inuvialuit.

Au fil des ans, Brad a été maire de sa collectivité, président du comité local de chasseurs et de trappeurs, membre du conseil d’administration de la Société régionale inuvialuit, membre du conseil d’administration de la Société inuvialuit de développement, membre du Conseil consultatif de la gestion de la faune (T.N.-O.) et, plus récemment, membre du Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du COSEPAC. Brad a également été agent de la GRC pendant huit ans. En 2011, à sa demande, il a quitté la GRC pour poursuivre ses intérêts dans le domaine des affaires. Marié et père de quatre enfants, il partage maintenant son temps entre Albert et les Territoires du Nord-Ouest, où il possède et exploite un certain nombre d’entreprises.

Dans ses temps libres, Brad aime passer du temps dans la nature, faire de la plongée en scaphandre et piloter des avions.

Ogamauh annag qwe (Sue Chiblow)

Ogamauh annag qwe (Sue Chiblow) est originaire de la Première Nation de Garden River, et fait partie du clan de la Grue. Au cours des 30 dernières années, elle a beaucoup travaillé avec les collectivités des Premières Nations dans des domaines liés à l’environnement. Elle est titulaire d’un baccalauréat ès sciences avec une mineure en chimie, ainsi que d’une maîtrise en environnement et en gestion. Elle poursuit actuellement des études de doctorat à l’Université York, et ses travaux se concentrent sur N’be Kendaaswin (Connaissances liées à l’eau). Elle est également bénéficiaire d’une bourse d’études supérieures du Canada Vanier.

Mme Chiblow a travaillé avec les Chefs de l’Ontario à titre de coordonnatrice environnementale à la planification, à la coordination, à la mise en œuvre et à l’animation des activités de l’unité de l’environnement. Son travail consistait notamment à fournir de l’information aux chefs des Premières Nations de l’Ontario et à leurs collectivités sur des initiatives environnementales liées à l’eau, à la foresterie, aux évaluations environnementales, aux contaminants, à l’énergie et aux espèces en péril. Elle a participé aux Water Walks, des cérémonies et des rassemblements dédiés à l’eau, au cours desquels sont enseignées les responsabilités à l’égard de l’eau. Sue continue de travailler avec des collectivités des Premières Nations et des Aînés à des projets environnementaux, qui comprennent l’élaboration d’un code foncier, la planification de projets relatifs aux bassins hydrographiques, la protection des sources d’approvisionnement en eau, l’élaboration de lois anishinabek et la planification de gestion de l’environnement.

Depuis 30 ans, Sue collabore avec les Aînés afin de consigner leur savoir; elle fait actuellement du bénévolat auprès des Aînés détenteurs des connaissances écologiques de la région visée par le Traité Huron. Elle possède une vaste connaissance de la science anishinabek et une longue expérience de collaboration avec les Aînés.

Barrie Ford

Barrie Ford a grandi au sein d’une collectivité inuite à Kuujjuaq, au Nunavik, dans le nord du Québec. Lorsqu’il était au secondaire, Barrie a travaillé à la station biologique locale, où il a été exposé aux travaux du Centre de recherche du Nunavik. Nunavik Research Centre. Dès son plus jeune âge, il a participé à plusieurs programmes qui consistaient notamment à prélever des échantillons d’eau, à déterminer l’âge de spécimens de saumon et à effectuer des relevés d’oies. Barrie a obtenu un diplôme en sciences naturelles du Collège John Abbott et un baccalauréat en biologie de la faune de l’Université McGill (campus Macdonald). Barrie occupe actuellement le poste de coordonnateur de la gestion des ressources à la Société Makivik, une organisation de développement inuit. Au cours des 14 dernières années à la Société Makivik, il a travaillé sur plusieurs dossiers allant de la biologie aux politiques minières, en passant par la mobilisation communautaire et l’utilisation du savoir traditionnel inuit en sciences et en supervision de la recherche.

Roger Gallant

Roger Gallant est un Micmac de l’Ouest de Terre-Neuve qui travaille présentement à titre de consultant en environnement. Il détient une maîtrise ès sciences en environnement et en gestion, un baccalauréat ès sciences en biologie et en science de l’environnement, un certificat de maîtrise en gestion de projets et un baccalauréat en éducation (post secondaire). Au cours des dernières années, Roger a effectué diverses études et a mis sur pied divers projets portant sur les connaissances ancestrales. Il s’est occupé de la conservation et du sauvetage d’espèces en danger à Terre-Neuve. Dernièrement, il a étudié le pluvier siffleur (charadrius melodus melodus) et plusieurs autres espèces d’oiseaux en danger dans l’Ouest de Terre-Neuve; il a déterminé les exigences en matière d’habitat et de dispersion du fondule barré (Fundulus diaphanus) à Terre-Neuve; il a étudié la migration de l’anguille d’Amérique (Anguilla rostrata); il a documenté les pratiques traditionnelles de capture de l’anguille et il a travaillé à préserver les connaissances traditionnelles micmacs portant sur des espèces importantes d’un point de vue culturel.

Gloria Goulet

Gloria Goulet est une Métis de la région de la rivière Rouge au Manitoba. Elle a été nommée par le Ralliement national des Métis. Gloria était la coordonnatrice du secrétariat du COSEPAC en matière de connaissances traditionnelles autochtones avant de prendre sa retraite en 2009.

Gloria était le leader du Manitoba en matière de consultations sur le rétablissement du caribou des bois de la forêt boréale. Elle a participé à l’atelier de rétablissement du carcajou de l’Est de la Nation Naskapi de Kawawachikamach. Pendant qu’elle travaillait avec le secrétariat, Gloria a supervisé le projet pilote d’un étudiant autochtone (revue des connaissances traditionnelles autochtones sur le carcajou) et en a facilité le soutien.

Gloria a produit un certain nombre de rapports d’évaluation des connaissances traditionnelles autochtones et de rapports portant sur les sources de connaissances traditionnelles autochtones. Elle détient une maîtrise ès sciences en zoologie. Elle a donné des cours universitaires à des étudiants autochtones sur des campus universitaires et dans un certain nombre de réserves au Manitoba. Elle a élaboré des trousses d’enseignement des sciences aux autochtones pour les plus jeunes étudiants. Gloria a fait des recherches et a présenté des rapports à Parcs Canada sur le statut des loups gris dans le Sud Ouest du Manitoba. Elle a co signé un certain nombre de publications revues par des pairs, a écrit des rapports, a fait des présentations lors de conférences et a publié des articles à succès concernant ces recherches.

Gloria vit présentement sur la rive est du lac Winnipeg. Elle a deux enfants d’âge adulte qui sont fiers de leur héritage métis et qui contribuent au développement de communautés autochtones.

Jason Harquail

Jason Harquail est un micmac du Nouveau-Brunswick qui vit hors-réserve et travaille pour le Conseil des peuples autochtones du Nouveau-Brunswick depuis 1999. Pendant ces années, Jason s’est penché principalement sur les aspects du Conseil liés aux Pêches, d’abord à titre d’agent de conservation autochtone chargé des aspects alimentaires, sociaux et rituels des pêches. À la suite de sa promotion au poste de gestionnaire des Pêches commerciales en 2005, ses tâches se sont élargies pour inclure la communication quotidienne avec le ministère des Pêches et des Océans, l’industrie de la pêche et les pêcheurs autochtones ainsi que d’autres organisations autochtones. De plus, Jason participe régulièrement à diverses rencontres sur les sciences et l’industrie afin de discuter des règlements actuels et futurs de conservation et de protection qui traitent de la faune marine. En 2003, Jason a été nommé afin de participer à des rencontres de l’UNESCO, à Ottawa, pour discuter du développement durable de l’eau douce, et d’autres sujets tels que le VIH, le SIDA et la participation des jeunes.

À propos de nous

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est un comité consultatif indépendant qui agit auprès de la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique et qui se réunit deux fois par année pour évaluer la situation des espèces sauvages menacées de disparition. Ses membres, des experts de la biologie des espèces sauvages provenant du milieu universitaire, de la fonction publique, d’organisations non gouvernementales et du secteur privé, sont chargés de désigner les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada.

Secrétariat du COSEPAC

Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
351, boul. St-Joseph, 16e étage
Gatineau Québec K1A 0H3

Courriel : ec.cosepac-cosewic.ec@canada.ca