Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), mai 2019

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Le rapport présente des renseignements détaillés sur les espèces sauvages évaluées lors de la réunion la plus récente. L’information comprise dans les rapports de situation est utilisée pour évaluer la catégorie de risque de chaque espèce sauvage. Des critères et des lignes directrices précis sont utilisés.

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage.

Arthropodes

Nom commun: Bleu mélissa
Nom scientifique: Plebejus samuelis
Statut: Disparue du pays
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce papillon était observé dans une zone restreinte de la savane à chênes et des milieux boisés du sud de l’Ontario. La baisse de la population et la dégradation de son habitat sont bien documentées. L’espèce n’a pas été observée depuis 1991, malgré des activités de recherches continues.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Aucune observation depuis 1991. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 1997. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000, en avril 2010, et en mai 2019.

Nom commun: Lutin givré
Nom scientifique: Callophrys irus
Statut: Disparue du pays
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce papillon était observé dans une zone restreinte de la savane à chênes du sud de l’Ontario. La dernière mention date de 1988, et l’espèce n’a pas été observée depuis, malgré des relevés répétés.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce disparue du Canada avant 1988. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000, en avril 2010, et en mai 2019.

Lichens

Nom commun: Fuscopannaire à taches blanches
Nom scientifique: Fuscopannaria leucosticta
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: A3c+4c
Justification de la désignation: Ce lichen rare au Canada pousse dans des forêts humides de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, au sein de trois sous-populations connues. La principale menace qui pèse sur l’espèce au pays est l’exploitation forestière de ses arbres hôtes, le thuya occidental et l’érable rouge. À l’instar des autres cyanolichens, la présente espèce est sensible à la pollution atmosphérique sous forme de pluies acides ainsi qu’aux changements climatiques, y compris les phénomènes météorologiques plus extrêmes menant au déracinement ou à la chute des arbres hôtes par le vent. La baisse du nombre d’individus matures observée au cours des 10 dernières années devrait se poursuivre, avec une perte prévue d’environ 45 % de la population au cours des 3 prochaines générations.
Répartition: Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en mai 2019.

Nom commun: Néphrome cryptique
Nom scientifique: Nephroma occultum
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: A3c+4c
Justification de la désignation: Ce lichen foliacé est endémique dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, la population totale est estimée à quelque 12000 individus. L’espèce a des besoins spécifiques en matière d’habitat, croissant dans les vieilles forêts côtières humides et les forêts intérieures de thuyas et de pruches présentant des dépressions maintenues humides grâce à l’apport en eaux souterraines. Ce lichen ne se reproduit que par propagules végétatives avec une capacité de dispersion limitée. L’espèce est menacée par la perte d’habitat découlant de l’exploitation forestière ainsi que par les changements climatiques qui mènent à la modification du régime des précipitations hivernales et à des étés plus chauds et plus secs, ce qui peut augmenter la fréquence et la gravité des incendies. Le résultat du calculateur d’évaluation des menaces de l’UICN pour cette espèce est « très élevé » à « élevé ».
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995 et en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2019.

Mammifères

Nom commun: Marmotte de l’île de Vancouver
Nom scientifique: Marmota vancouverensis
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B2ab(v); C2a(i); D1; E
Justification de la désignation: Cette espèce endémique se rencontre seulement sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Depuis la dernière évaluation, en 2008, l’espèce a connu une hausse démographique rapide, suivie d’un déclin. Selon les estimations, la population compterait actuellement de 88 à 101 individus matures à l’état sauvage. La prédation en cours demeure élevée, et la consanguinité et les changements climatiques sont des menaces potentielles. Les activités d’un programme d’élevage en captivité efficace, de même que la supplémentation de la population qui en découle, ont été ralenties. D’après les résultats d’une analyse de la viabilité de la population, le risque de disparition du pays est élevé quand les périodes de faible survie des adultes sont longues, comme en témoignent les déclins précédents et les déclins les plus récents. De plus, relativement peu d’animaux élevés en captivité sont réintroduits dans les colonies sauvages existantes.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1978. Réexamen et confirmation du statut en avril 1997, en mai 2000, en avril 2008, et en mai 2019.

Nom commun: Rorqual boréal (Population de l'Atlantique)
Nom scientifique: Balaenoptera borealis
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2cd
Justification de la désignation: Cette grande baleine est présente au large de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et du Labrador. La population a été fortement réduite par la chasse à la baleine, qui a pris fin en 1972. Les relevés systématiques de 2007 et de 2016 dans les eaux canadiennes de l’Atlantique n’ont permis d’observer que quelques individus. La taille de la population actuelle, probablement inférieure à 1 000 individus matures, est moins grande qu’à la fin de la chasse à la baleine. Les principales menaces actuelles comprennent les collisions avec des navires et le bruit sous-marin, en particulier celui associé au transport maritime ainsi qu’à l’exploration et à la production pétrolières.
Répartition: Océan Atlantique
Historique du statut: Espèce étudiée en mai 2003 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ». Réexamen en mai 2019 et désignée « en voie de disparition ».

Nom commun: Baleine à bec de Sowerby
Nom scientifique: Mesoplodon bidens
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation&: sans objet
Justification de la désignation: Cette petite baleine à bec est endémique de l’océan Atlantique Nord, où on la trouve principalement dans les eaux profondes extracôtières. Sa biologie, sa répartition à petite échelle et son abondance sont peu connues. Le bruit anthropique dans l’océan a augmenté depuis les dernières décennies, et l’espèce appartient à une famille de baleines à bec chez qui une exposition aiguë à des sons intenses (provenant en particulier des sonars militaires, mais également des activités sismiques) a mené à de graves blessures et à la mortalité. Les activités sismiques, actuellement répandues, se sont multipliées dans l’habitat de l’espèce, soit dans les eaux plus profondes le long de la bordure du plateau et de son talus. De plus, des activités militaires comportant l’utilisation de sonars à moyenne et à basse fréquence sont menées occasionnellement dans l’habitat de l’espèce au large de la côte Est du Canada. Cette baleine est également vulnérable aux collisions avec des navires et à l’enchevêtrement dans les engins de pêche.
Répartition: Océan Atlantique
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1989 et en novembre 2006. Réexamen et confirmation du statut en mai 2019.

Nom commun: Rorqual commun (Population de l'Atlantique)
Nom scientifique: Balaenoptera physalus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: La chasse à la baleine a réduit l’abondance de cette espèce dans l’Atlantique canadien pendant une grande partie du 20e siècle. Bien que cette chasse ait pris fin dans les eaux canadiennes en 1972, elle se poursuit dans les eaux du Groenland et de l’Islande. Les estimations non corrigées de l’abondance de l’espèce provenant de deux relevés à grande échelle dans les eaux du plateau continental canadien en 2007 et en 2016 laissent penser qu’il y a un peu plus de 1 500 individus matures. Un déclin de l’abondance a été documenté dans certaines régions, comme dans l’estuaire du Saint-Laurent, mais rien ne prouve que ce déclin s’applique à l’ensemble de la population canadienne. À l’heure actuelle, cette espèce fait face à un certain nombre de menaces, dont les collisions avec des navires, l’enchevêtrement dans les engins de pêche, le bruit et la dégradation générale de l’habitat.
Répartition: Océan Atlantique
Historique du statut: L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1987. Division en deux populations (population de l'Atlantique et population du Pacifique) en mai 2005. La population de l'Atlantique a été désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en mai 2019.

Nom commun: Rorqual commun (Population du Pacifique)
Nom scientifique: Balaenoptera physalus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: Correspond au critère de la catégorie « menacée », A1d, mais espèce désignée « préoccupante » en raison de la forte augmentation de l’abondance dans les eaux américaines voisines et de la probabilité d’immigration en provenance de ces aires adjacentes.
Justification de la désignation: L’abondance de cette grande baleine semble se rétablir de l’épuisement des stocks causé par la chasse industrielle qui a pris fin au milieu des années 1970. Les estimations actuelles de l’abondance sont inférieures à 1 000 individus matures, mais elles ne tiennent pas compte des eaux canadiennes au-delà du plateau continental, où un nombre important d’individus ont été observés lors d’un relevé effectué en 2018. De plus, les populations des eaux américaines voisines augmentent et pourraient faire croître la population canadienne. Les individus continuent d’être exposés à des risques, principalement à cause des collisions avec des navires et du bruit sous-marin causé par le transport maritime.
Répartition: Océan Pacifique
Historique du statut: L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1987. Division en deux populations (population du l'Atlantique et population du Pacifique) en mai 2005. La population du Pacifique a été désignée « menacée » en mai 2005. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en mai 2019.

Mousses

Nom commun: Daltonie faux-splachne
Nom scientifique: Daltonia splachnoides
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v); C2a(i); D1
Justification de la désignation: Cette petite mousse est observée dans trois sites en Amérique du Nord. Au Canada, elle est présente dans un site éloigné des forêts pluviales tempérées hypermaritimes de Haida Gwaii, en Colombie-Britannique, où elle se trouve à l’état d’épiphyte sur les arbustes et les arbres indigènes. Elle requiert des conditions très humides pour survivre. L’espèce est menacée par la perte et la modification de l’habitat liées aux changements climatiques et au broutage excessif du sous-étage arbustif par une espèce envahissante introduite, le cerf de Sitka.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Nom commun: Séligérie de Carey
Nom scientifique: Seligeria careyana
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v); C2a(i); D1
Justification de la désignation: Cette petite mousse est endémique au Canada, où elle est présente dans trois sites très éloignés les uns des autres à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique. Il s’agit d’une espèce spécialiste en matière d’habitat restreint, qui ne pousse que dans un climat hypermaritime, sur des falaises ombragées de calcaire pur. La fragilité des petites spores de cette espèce nuit considérablement à sa capacité de dispersion vers de nouveaux sites. Deux des sous-populations se trouvent dans des aires protégées, mais l’habitat de la troisième sous-population est vulnérable à l’exploitation de carrières. Les trois sous-populations seront touchées par les changements climatiques, dont la sécheresse, et au moins l’une d’elles est vulnérable aux tsunamis et pourrait être inondée par une élévation future du niveau de la mer.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Nom commun: Trichostome à feuilles recourbées
Nom scientifique: Oxystegus recurvifolius
Statut&: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i); D1
Justification de la désignation: Cette mousse a une aire de répartition très restreinte au Canada, où elle ne compte que quatre sous-populations existantes à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique; une autre sous-population est disparue du pays. La population la plus proche à l’extérieur du Canada se trouve à plus de 2900 km, sur l’île Adak, dans l’océan Pacifique Nord. L’espèce a une niche physiologique étroite et pousse seulement dans des climats océaniques extrêmes et très humides. Elle est rare dans l’ensemble de son aire de répartition mondiale disjointe. Les principales menaces pesant sur l’espèce incluent les changements climatiques (surtout en haute altitude), les glissements de terrain, le cerf de Sitka (espèce envahissante introduite) et l’exploitation forestière. On s’attend à ce que la présente espèce ne soit pas en mesure de s’adapter aux changements climatiques prévus, et la migration de l’espèce en réponse aux changements climatiques est inhibée par son manque de moyens efficaces en matière de reproduction et de dispersion.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Oiseaux

Nom commun: Barge hudsonienne
Nom scientifique: Limosa haemastica
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: A2b
Justification de la désignation: Ce grand oiseau de rivage nichant dans l’Arctique fait l’objet de peu de suivi dans ses aires de reproduction connues dans les basses-terres de la baie d’Hudson, dans le delta du Mackenzie et en Alaska. Toutefois, le suivi de la migration et les relevés hivernaux indiquent des déclins démographiques substantiels au cours des deux ou trois dernières générations. Les principales menaces incluent la réduction du caractère convenable de l’habitat de nidification et les changements dans la disponibilité des proies découlant des changements climatiques, le broutage excessif par une abondance d’oies dans les basses-terres de la baie d’Hudson ainsi que la perte d’habitat et la perturbation dans les aires d’hivernage en Amérique du Sud.
Répartition: Territoires du Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Territoires du Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Îles-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en mai 2019.

Plantes vasculaires

Nom commun: Castilléjie grêle
Nom scientifique: Castilleja tenuis
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation: Cette délicate plante annuelle est une plante printanière éphémère qui pousse sur un substratum rocheux fortement incliné, dans des zones de suintement à végétation clairsemée des sous-bois de forêts de conifères sèches. Au Canada, l’espèce est observée dans un seul site. La compétition exercée par des plantes non indigènes, notamment la centaurée maculée, constitue la menace observable la plus importante. La diversité génétique au sein de cette population isolée devrait être limitée. Il existe une possibilité d’augmentation des sécheresses et des incendies naturels (selon les changements climatiques projetés), ce qui pourrait endommager ou éliminer la population d’ici trois générations. En tant qu’hémiparasite, l’espèce est en outre menacée par les effets néfastes des changements climatiques sur son hôte.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Nom commun: Hespérochiron nain
Nom scientifique: Hesperochiron pumilus
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(iii)+2ab(iii); C2a(i); D1
Justification de la désignation: Cette petite plante vivace est restreinte aux clairières de forêts montagnardes qui sont humides de façon saisonnière, dans quatre sites d’une petite aire du sud-est de la Colombie-Britannique. Le nombre total d’individus matures est très faible (moins de 200). Tous les sites canadiens se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale et peuvent faire l’objet d’activités d’exploitation forestière pratiquées dans les zones environnantes et/ou les activités de construction de routes, qui peuvent changer le régime hydrologique. L’impact négatif des vélos de montagne sur le substrat mince a été observé à proximité d’une occurrence. La compétition exercée par des plantes non indigènes, notamment la centaurée maculée, constitue la menace la plus importante, laquelle devrait mener à une dégradation de l’habitat au fil du temps. Selon les changements climatiques projetés, les sécheresses et les incendies naturels anormalement intenses pourraient potentiellement endommager ou éliminer une ou plusieurs occurrences d’ici trois générations.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Nom commun: Isoète du Columbia
Nom scientifique: Isoetes minima
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation: Cette espèce parente des fougères pousse sur un substrat mince et acide, sur un substratum rocheux fortement incliné. Elle se rencontre dans les zones de suintement printanières éphémères des sous-bois de forêts de conifères sèches. Cette espèce endémique rare dans le nord-ouest du Pacifique compte quatre sous-populations au Canada, dans l’extrême-sud de la Colombie-Britannique (région de Castlegar), toutes découvertes depuis 1996. En 2017, 1145 individus (1019 individus matures) ont été recensés au Canada. La baisse de la qualité et de la quantité d’habitat résulte des activités récréatives (particulièrement le vélo de montagne) ainsi que de l’établissement de plantes non indigènes telles que la centaurée maculée. Tous les sites canadiens se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale, là où l’exploitation forestière pratiquée dans les zones environnantes et/ou les activités de construction de routes pourraient modifier le régime hydrologique des sites et entraîner des répercussions négatives potentielles sur l’espèce. Cette population devrait avoir une diversité génétique limitée.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Nom commun: Hydraste du Canada
Nom scientifique: Hydrastis canadensis
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Les efforts de relevé accrus ont mené à la découverte de nouvelles sous-populations de cette espèce depuis la dernière évaluation. Bien que le nombre d’individus matures de cette plante longévive semble stable ces dernières décennies, les sous-populations restantes sont toujours menacées par la déforestation, la récolte et les espèces envahissantes.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en mai 2019.

Poissons

Nom commun: Gravelier
Nom scientifique: Erimystax x-punctatus
Statut: Disparue du pays
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: L’aire de répartition canadienne historique de ce petit méné se limitait initialement à un seul bassin versant du sud de l’Ontario. La plus récente mention de l’espèce date de 1958, malgré les activités d’échantillonnage intensives et répétées dans des sites connus et d’autres zones d’habitat convenable ces 60 dernières années. La recolonisation naturelle par l’espèce n’est pas possible puisqu’il n’existe aucune population adjacente dans le bassin versant des Grands Lacs.
Répartition: Ontario
Historique du statut: La dernière observation a eu lieu en 1958 dans le bassin hydrographique de la rivière Thames, en Ontario. Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1985. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « disparue du pays » en avril 1987. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000, en avril 2008, et en mai 2019.

Nom commun: Spatulaire
Nom scientifique: Polyodon spathula
Statut: Disparue du pays
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce poisson, autrefois présent dans les Grands Lacs, n’a jamais été commun dans la portion canadienne de son aire de répartition. L’espèce n’a pas été observée en eaux canadiennes depuis le début des années 1900, et ce, malgré des activités d’échantillonnage intensives et le fait qu’il s’agit d’un poisson distinctif de grande taille facilement reconnaissable.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce disparue du Canada vers 1917. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 1987. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000, en avril 2008, et en mai 2019.

Nom commun: Requin-taupe bleu (Population de l'Atlantique)
Nom scientifique: Isurus oxyrinchus
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2bd
Justification de la désignation: Cette espèce sauvage compte une seule population fortement migratrice dans l’Atlantique Nord, et une portion est présente de façon saisonnière dans les eaux canadiennes. Les prises accessoires dans les pêches à la palangre pélagique menées dans l’Atlantique Nord constituent la principale menace. L’évaluation des stocks de 2017 indique que la population est appauvrie et qu’une surpêche au-delà des niveaux durables se poursuit. Les caractéristiques du cycle vital, comme la croissance lente, la maturité tardive et le taux de reproduction faible signifient que la présente espèce de requin a une productivité relativement faible comparativement aux autres espèces de requins. Par conséquent, la vulnérabilité à un déclin continu est considérable et, une fois la population appauvrie, la capacité de rétablissement est limitée.
Répartition: Québec, Nouveau-Brunswick, Îles-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Océan Atlantique
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2019.

Date de la réunion : 3 mai 2019

À propos de nous

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est un comité consultatif indépendant qui agit auprès de la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique et qui se réunit deux fois par année pour évaluer la situation des espèces sauvages menacées de disparition. Ses membres, des experts de la biologie des espèces sauvages provenant du milieu universitaire, de la fonction publique, d’organisations non gouvernementales et du secteur privé, sont chargés de désigner les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada.

Secrétariat du COSEPAC

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