Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), Avril 2017

Le rapport présente des renseignements détaillés sur les espèces sauvages évaluées lors de la réunion la plus récente. L’information comprise dans les rapports de situation est utilisée pour évaluer la catégorie de risque de chaque espèce sauvage. Des critères et des lignes directrices précis sont utilisés.1

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage.

Arthropodes

Nom commun: Noctuelle jaune du bassin Columbia
Nom scientifique: Copablepharon absidum
Statut: Données insuffisantes
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce papillon nocturne est présent dans les habitats de dune ouverts et peu végétalisés à trois endroits (Kaslo, Lillooet et Osoyoos) de l’intérieur méridional de la Colombie-Britannique. Bien que les habitats de dune ouverts soient rares dans la province et que leur qualité connaisse un déclin, de l’habitat convenable existe encore. Toutefois, les relevés visant à vérifier les occurrences qui ont été réalisés depuis la dernière mention en 1953 n’ont pas été suffisamment fréquents et ne permettent pas de tirer des conclusions quant à la zone d’occurrence, la taille des populations, les menaces ou les tendances.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce étudiée en avril 2017 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».

Mammifères

Nom commun: Morse de l'Atlantique (Population de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent)
Nom scientifique: Odobenus rosmarus rosmarus
Statut: Disparue
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cette population a été chassée jusqu’à son extinction vers les années 1800. Des observations sporadiques récentes d’individus et de petits groupes dans le golfe du Saint-Laurent et au large de la Nouvelle-Écosse ne sont pas considérées comme une indication de rétablissement, et il n’y a aucune indication de reproduction dans la région.
Répartition: Québec, Nouveau-Brunswick, Prince Edward Island, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Océan Atlantique
Historique du statut: Au départ, le COSEPAC a traité le morse de l'Atlantique au Canada en tant que deux populations distinctes : la population de l'Est de l'Arctique (non en péril en avril 1987 et mai 2000) et la population de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent (disparue du pays en avril 1987 et mai 2000). En avril 2006, le COSEPAC a inclus les deux populations dans une seule unité désignable pour le morse de l’Atlantique au Canada, laquelle espèce a été désignée « préoccupante ». Division en trois populations en avril 2017. La population de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent a été désignée « disparue » en avril 2017.

Nom commun: Caribou (Population migratrice de l'Est)
Nom scientifique: Rangifer tarandus
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2acd+4acd
Justification de la désignation: La population migratrice de caribou est composée de quatre sous-populations présentes depuis les côtes de l’ouest de la baie d’Hudson jusqu’au Labrador. La population est actuellement estimée à 170 636 individus matures, estimation qui révèle un déclin global de 80 % des effectifs sur 3 générations (18-21 ans). Le déclin devrait se poursuivre à cause de la surexploitation et d’une diminution de la qualité de l’habitat associée aux changements climatiques et aux activités de développement. Deux sous-populations en déclin renferment environ 99 % de la population migratrice de l’Est : celle de la rivière George a connu un déclin de 99 % sur 3 générations et celle de la rivière Leaf, un déclin de 68 % sur 2 générations. La taille des populations migratrices de caribou fluctue, mais l’on craint que les menaces récentes et prévues limitent la croissance d’une population qui est actuellement à son niveau le plus bas enregistré. Les menaces semblent être moins courantes dans les deux sous-populations de l’ouest, lesquelles représentent environ seulement 4 % de la population totale existante. La plupart des autres caribous font partie de la sous-population de la rivière Leaf, qui continue de connaître un déclin.
Répartition: Manitoba, Ontario, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2017.

Nom commun: Rat kangourou d'Ord
Nom scientifique: Dipodomys ordii
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2abc+4abc; C2b
Justification de la désignation: Ce petit rongeur nocturne est confiné à 12 complexes dunaires actifs du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan, et l’occurrence de l’espèce la plus proche se trouve aux États-Unis à environ 270 km. Sa petite population (moins de 1 000 individus matures la plupart des années) varie de manière imprévisible sur de courtes périodes de temps. Elle est menacée par les impacts humains cumulatifs incluant l’aménagement et l’entretien de routes et de corridors de service, la production d’énergie, le changement de l’utilisation des terres, et la pollution lumineuse et sonore. Ces menaces pourraient exacerber d’autres facteurs limitatifs tels que l’empiètement par la végétation et la stabilisation des habitats de dune ouverts. Le suivi annuel normalisé des populations de l’espèce en Alberta révèle un déclin de l’abondance de 72 % entre 2006 et 2015, probablement dû au déclin de l’habitat, ainsi qu’une réduction substantielle de la répartition. Ces constats sont considérés comme représentatifs de la population canadienne entière. L’espèce est inscrite sur la liste de la LEP depuis 2007, et la majeure partie de son habitat n’est pas protégé.
Répartition: Alberta, Saskatchewan
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Morse de l'Atlantique (Population du Haut-Arctique)
Nom scientifique: Odobenus rosmarus rosmarus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: La population de morse compte quelques milliers d’individus. Il n’est pas clair si la pression de chasse cumulative au Canada et au Groenland est durable en vertu des régimes de gestion actuels. La population pourrait devenir menacée si la navigation commerciale liée au développement industriel dans l’Arctique augmente car l’espèce est vulnérable aux perturbations humaines.
Répartition: Territoires du Nunavut, Océan Arctique
Historique du statut: Au départ, le COSEPAC a traité le morse de l'Atlantique au Canada en tant que deux populations distinctes : la population de l'Est de l'Arctique (non en péril en avril 1987 et mai 2000) et la population de l'Atlantique Nord-Ouest (disparue du pays en avril 1987 et mai 2000). En avril 2006, le COSEPAC a inclus les deux populations dans une seule unité désignable pour le morse de l’Atlantique au Canada, laquelle espèce a été désignée « préoccupante ». Division en trois populations en avril 2017. La population du Haut-Arctique a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Nom commun: Morse de l'Atlantique (Population du centre de l’Arctique et du Bas-Arctique)
Nom scientifique: Odobenus rosmarus rosmarus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Après des déclins historiques, cette population semble passablement stable dans ses zones principales du nord de la baie d’Hudson et du bassin Foxe. Des signes de déclins importants de la population sont observés dans le sud et l’est de la baie d’Hudson. Ces changements découlent probablement d’une chasse non durable. Bien que le nombre de prises signalées au Canada connaissent une diminution, il y a des préoccupations à l’effet que la récolte ne soit sous-estimée. La population pourrait devenir menacée si la navigation commerciale liée au développement industriel dans l’Arctique augmente, notamment parce que l’espèce est vulnérable aux perturbations humaines et que les voies navigables proposées passent dans l’habitat principal (c.-à-d. le bassin Foxe).
Répartition: Territoires du Nunavut,Manitoba, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Océan Arctique, Océan Atlantique
Historique du statut: Au départ, le COSEPAC a traité le morse de l'Atlantique au Canada en tant que deux populations distinctes : la population de l'Est de l'Arctique (non en péril en avril 1987 et mai 2000) et la population de l'Atlantique Nord-Ouest (disparue du pays en avril 1987 et mai 2000). En avril 2006, le COSEPAC a inclus les deux populations dans une seule unité désignable pour le morse de l’Atlantique au Canada, laquelle espèce a été désignée « préoccupante ». Division en trois populations en avril 2017. La population du centre de l’Arctique et du Bas-Arctique a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Mollusques

Nom commun: Escargot-tigre à bandes de l’Est
Nom scientifique: Anguispira kochi kochi
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation: Ce grand escargot terrestre demeure dans de petites parcelles d’habitat isolées sur les îles Middle et Pelée, dans le lac Érié. La perte de sous-populations dans de plus petites îles était probablement attribuable à la destruction de l’habitat causée par la surabondance de Cormorans à aigrettes, lesquels ont colonisé les îles au début des années 1980, ainsi que par les activités anthropiques. La perte et l’altération de l’habitat sur l’île Pelée ont probablement mené à des déclins et à la fragmentation des sous-populations. Les changements climatiques constituent la menace la plus grave.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2017.

Nom commun: Ligumie pointue
Nom scientifique: Ligumia nasuta
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cette moule d’eau douce de taille moyenne à grande est largement répartie dans le sud de l’Ontario, où elle vit en faible abondance dans des parcelles de milieux humides isolées et des lacs intérieurs. Après des baisses d’effectifs dans le passé, il semble que l’espèce soit disparue des eaux extracôtières des lacs Érié et Sainte-Claire; il y a toutefois une grande sous-population relique dans le delta de la rivière Sainte-Claire. Parmi les menaces liées aux espèces envahissantes qui pèsent sur l’espèce figurent celles présentées par la moule zébrée, la moule quagga et le roseau commun. D’autres menaces sont la pollution causée par les rejets d’eaux usées et les effluents agricoles et industriels. De récents relevés ont permis de trouver de nouvelles sous-populations dans 17 sites qui n’étaient pas connus au moment de l’évaluation précédente; certains de ces sites sont actuellement exempts de moules zébrées et quagga. L’intensification des efforts d’échantillonnage, la réduction apparente du taux de déclin et la découverte de nouvelles sous-populations depuis la dernière évaluation ont contribué au changement de statut de cette espèce, passant de « en voie de disparition » à « préoccupante ».
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2007. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Nom commun: Escargot-tigre à bandes de l’Ouest
Nom scientifique: Anguispira kochi occidentalis
Statut: Non en péril
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce grand escargot terrestre est présent dans de nombreux sites et semble être abondant dans le sud-est de la Colombie-Britannique. La plupart des mentions proviennent de la région de Kootenay Ouest, où on le trouve principalement dans des habitats riverains et de plaines inondables. Les menaces continues à faible impact incluent la perte d’habitat découlant du développement résidentiel, les routes, l’exploitation forestière, les incendies, les activités sylvicoles ainsi que les sécheresses et les températures extrêmes liées aux changements climatiques. Étant donné le contexte actuel, l’espèce n’est pas en péril.
Répartition: Colombie-Britannique
Historique du statut: Espèce désignée « non en péril » en avril 2017.

Mousses

Nom commun: Entosthodon rouilleux
Nom scientifique: Entosthodon rubiginosus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: La répartition et l’abondance connues de cette mousse ont augmenté de façon significative en raison de la recherche sur le terrain et de la collecte depuis l’évaluation initiale de l’espèce par le COSEPAC en 2004, résultant ainsi à une diminution du risque d’extinction. L’espèce est maintenant observée en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, et une quantité considérable d’habitat potentiel inexploré existe. De faibles déclins ont été observés, et des menaces potentielles, incluant la présence de bétail, les changements climatiques, la conversion de l’habitat naturel en zones agricoles, ainsi que les espèces envahissantes, ont été identifiées. L’espèce demeure en péril et pourrait devenir « menacée » à moins que les menaces soient atténuées avec une efficacité démontrée.
Répartition: Colombie-Britannique, Saskatchewan
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Oiseaux

Nom commun: Chevêche des terriers
Nom scientifique: Athene cunicularia
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2bc+4bc
Justification de la désignation: Ce strigidé des prairies a fait l’objet de déclins considérables continus dans la majeure partie de son aire de répartition nord-américaine. La population canadienne a connu une réduction de 90 % de 1990 à 2000, et une autre diminution de 60 % entre 2005 et 2015. La plupart des individus restants sont dans le sud de l’Alberta et de la Saskatchewan. Au cours des dernières années, un petit nombre d’individus ont été comptés en Colombie-Britannique et au Manitoba grâce en grande partie aux programmes de reproduction en captivité et de remise en liberté. La perte d’habitat de prairie et de terriers convenables a été aggravée par une réduction des populations de proies, et une augmentation en parallèle de la prédation, ainsi que par les collisions avec les véhicules, l’expansion des énergies renouvelables et les événements météorologiques graves.
Répartition: Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 1979. Réexamen et confirmation du statut en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1995. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000, en avril 2006, et en avril 2017.

Nom commun: Bruant noir et blanc
Nom scientifique: Calamospiza melanocorys
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: Correspond à « en voie de disparition », A2b, mais a été désignée « menacée », A2b, car l'espèce n'est pas en danger imminent de disparition du pays.
Justification de la désignation: Cet oiseau chanteur des prairies se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition dans les Prairies canadiennes. L’espèce est nomade, les populations reproductrices changent considérablement d’endroits d’une année à l’autre pour suivre les conditions favorables à l’échelle du paysage régional, recherchant les pointes d’abondance de sauterelles. Par conséquent, les estimations de la population fluctuent considérablement et viennent compliquer l’estimation des tendances à court terme. Cependant, les données à long terme montrent un déclin de 98 % depuis 1970. Au cours de la plus grande partie de la dernière décennie, cette tendance est restée fortement négative. La conversion de l’habitat de prairies et l’utilisation d’insecticides sont réputées être les principales menaces qui pèsent sur l’espèce.
Répartition: Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 2017.

Nom commun: Bruant à face noire
Nom scientifique: Zonotrichia querula
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cet oiseau septentrional qui niche au sol est le seul oiseau chanteur à se reproduire exclusivement au Canada. Les données des Recensements des oiseaux de Noël dans les lieux d’hivernage du Midwest américain montrent un déclin significatif à long terme de 59 % au cours des 35 dernières années, dont 16 % au cours de la dernière décennie. L’espèce pourrait être touchée par les changements climatiques sur les lieux de reproduction, tandis que les menaces qui pèsent sur les lieux d’hivernage sont entre autres la perte d’habitat, l’utilisation de pesticides, la mortalité routière et la prédation par les chats féraux.
Répartition: Territoires du Nord-Ouest, Territoires du Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 2017.

Nom commun: Quiscale rouilleux
Nom scientifique: Euphagus carolinus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Les facteurs qui menacent la persistance de l’espèce au Canada n’ont pas été renversés ni efficacement gérés depuis que cette espèce a été évaluée « espèce préoccupante » en 2006. L’espèce a connu des déclins de population prononcés au cours du 20e siècle, déclins qui pourraient s’être stabilisés récemment. Il ne s’agit peut-être là que d’un sursis temporaire puisque de nombreuses menaces importantes contribuant à ces déclins n’ont pas été corrigées, en particulier en ce qui concerne l’aire d’hivernage aux États-Unis. Ces problèmes incluent la perte et la dégradation de l’habitat d’hivernage dues à la conversion des milieux humides et à la construction de barrages, les programmes de lutte contre les « oiseaux noirs » dans les zones agricoles et les effets de l’utilisation des pesticides agricoles. Les menaces continues qui pèsent sur les lieux de reproduction canadiens incluent la contamination par le mercure, et la dégradation des milieux humides découlant du réchauffement planétaire, de l’acidification et des conditions climatiques de plus en plus sèches.
Répartition: Territoires du Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Territoires du Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Îles-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Plantes vasculaires

Nom commun: Noyer cendré
Nom scientifique: Juglans cinerea
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2ae+3e+4ae
Justification de la désignation: Cet arbre de début de succession de la forêt de feuillus de l’Est est répandu et se trouve dans le sud de l’Ontario et du Québec, et de façon locale au Nouveau-Brunswick. L’espèce était autrefois une source importante de bois utilisé dans l’ébénisterie et la fabrication d’instruments, et elle revêt toujours une importance culturelle pour certaines collectivités autochtones de l’Est canadien. Le chancre du noyer cendré, maladie fongique qui a infecté presque tous les arbres canadiens, cause une mortalité rapide et, selon les prévisions, causera, en une seule génération, le déclin de la quasi-totalité de la population de cette espèce qui existait avant l’apparition de la maladie. Il y a des éléments indiquant que certains arbres pourraient présenter une résistance. Les introductions de l’espèce à titre d’arbres ornementaux au Manitoba, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard ne sont pas incluses dans l’évaluation.
Répartition: Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2003. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Chimaphile maculée
Nom scientifique: Chimaphila maculata
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: B1ab(i,ii,iv)+2ab(i,ii,iv)
Justification de la désignation: Cette plante vivace basse est restreinte aux sols sablonneux dans le sud de l’Ontario. Depuis la dernière évaluation, cette espèce a été découverte dans deux nouveaux sites et est disparue de deux autres sites. L’ensemble de la population est demeuré relativement stable, mais les cinq sous-populations sont menacées par les activités récréatives et la possibilité de feu de friches.
Répartition: Ontario, Québec
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1987. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998 et en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2017.

Nom commun: Aster d'Anticosti
Nom scientifique: Symphyotrichum anticostense
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cette plante clonale est limitée aux rives calcaires de plus grandes rivières (et occasionnellement de lacs) dans l’Est du Québec et au Nouveau-Brunswick. Au moins 95 % de sa petite aire de répartition mondiale se trouve au Canada. Les espèces envahissantes menacent la qualité de l’habitat et il y a certaines indications qu’une hybridation localisée et le broutage par les cerfs peuvent affecter de façon minimale la persistance de la population à des échelles locales. Depuis la dernière évaluation en 2000 où l’espèce a été évaluée comme étant « menacée », des recherches exhaustives ont mené à la documentation de plusieurs nouvelles sous-populations. Les sous-populations semblent être stables.
Répartition: Québec, Nouveau-Brunswick
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 1990. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Nom commun: Scirpe de Long
Nom scientifique: Scirpus longii
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cette plante des milieux humides, longévive et vulnérable à l’échelle mondiale, est confinée au Canada à une petite région de la Nouvelle-Écosse, qui abrite près de la moitié de la population mondiale. L’espèce est de plus en plus menacée par la compétition et l’ombrage exercés par le nerprun bourdaine, espèce envahissante, ainsi que par des arbustes indigènes. L’extraction de tourbe pourrait être une menace dans le futur. La reproduction sexuée limitée et l’hybridation pourraient également réduire la survie de ce carex.
Répartition: Nouvelle-Écosse
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1994. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Aster subulé
Nom scientifique: Symphyotrichum subulatum
Statut: Non en péril
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: L’espèce se trouve généralement dans les marais saumâtres et les rives. Elle a été précédemment évaluée comme « espèce préoccupante ». Sur la base d’une révision de la taxinomie, l’espèce est maintenant plus largement répartie au Canada, comportant des sous-populations au Québec, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. De plus, un vaste travail de terrain ciblé a permis la découverte de multiples nouvelles occurrences. Rien n’indique actuellement un déclin ou des fluctuations non naturelles de la population, et aucune menace importante ne semble peser sur l’espèce.
Répartition: Québec, Nouveau-Brunswick, Îles-du-Prince-Édouard
Historique du statut: Espèce désignée « préoccupante » en avril 1992. Réexamen du statut et inscription à la catégorie « non en péril » en avril 2017.

Poissons

Nom commun: Cisco à museau court
Nom scientifique: Coregonus reighardi
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: D1
Justification de la désignation: Cette espèce est endémique dans trois des Grands Lacs. Malgré de récents relevés menés dans des sites et à des profondeurs convenables au moyen d’engins d’échantillonnage appropriés, l’espèce a été observée pour la dernière fois dans le lac Michigan en 1982, dans le lac Huron en 1985 et dans le lac Ontario en 1964. La disparition apparente de l’espèce découlerait de la surpêche commerciale et possiblement de la compétition ou de la prédation exercée par des espèces introduites. Si des populations reliques persistent, elles pourraient également être menacées par l’hybridation avec d’autres ciscos et par la prédation livrée par des espèces indigènes telles que le touladi.
Répartition: Ontario
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 1987. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Esturgeon jaune (Populations de l'ouest de la baie d'Hudson)
Nom scientifique: Acipenser fulvescens
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2bcd; B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v); C2a(ii)
Justification de la désignation: Il s’agit d’une des espèces de poissons d’eau douce les plus grandes et les plus longévives du Canada, et cette espèce revêt une importance particulière pour les peuples autochtones. Au cours de trois générations, la répartition et l’abondance d’individus matures ont connu un grave déclin, et ce, en grande partie à cause des activités de récolte et des barrages, qui persistent toujours.
Répartition: Saskatchewan, Manitoba
Historique du statut: L'espèce était considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1986. Lorsque l'espèce a été divisée en unités séparées en mai 2005, l'unité « populations de l'ouest » a été désignée « en voie de disparition ». En novembre 2006, lorsque l’unité a été divisée en cinq populations distinctes, l’unité « populations de l'ouest de la baie d'Hudson » a été désignée « en voie de disparition ». Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Esturgeon jaune (Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Nom scientifique: Acipenser fulvescens
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: A2bc
Justification de la désignation: Il s’agit d’une des espèces de poissons d’eau douce les plus grandes et les plus longévives du Canada, et cette espèce revêt une importance particulière pour les peuples autochtones. Auparavant évaluées comme quatre unités désignables séparées, ces populations devraient cependant être traitées comme une seule unité, tel qu’indiqué par de récents éléments génétiques. Les activités de récolte et les barrages ont été les principales raisons des déclins historiques. Bien que certaines populations semblent se rétablir, l’espèce ne semble pas clairement en sécurité.
Répartition: Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario
Historique du statut: L'espèce était considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1986. Lorsque l'espèce a été divisée en unités séparées en mai 2005, l'unité « populations de l'ouest » a été désignée « en voie de disparition ». En novembre 2006, l’unité a été divisée en cinq populations distinctes. En avril 2017, les populations « de la rivière Winnipeg - de la rivière English », « de la rivière Rouge - de la rivière Assiniboine - du lac Winnipeg », « de la rivière Saskatchewan », « de la rivière Nelson », et « du lac des Bois - de la rivière à la Pluie » ont été considérées comme étant une seule unité et cette unité « populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson » a été désignée « en voie de disparition ».

Nom commun: Saumon chinook (Population de l'Okanagan)
Nom scientifique: Oncorhynchus tshawytscha
Statut: En voie de disparition
Critères d'évaluation: D1
Justification de la désignation: Il s’agit de la seule population de saumon chinook dans le bassin du fleuve Columbia au Canada. La population est géographiquement et génétiquement distincte des autres populations canadiennes de saumon chinook. Elle a autrefois été assez grande pour supporter une importante pêche à des fins alimentaires et commerciales avant la colonisation par des peuples non autochtones. La construction de multiples barrages le long de la voie de migration du fleuve Columbia, combinée à la surpêche historique dans le fleuve Columbia et l’océan, a réduit la taille de la population. Le faible taux de survie en mer, la détérioration de la qualité de l’habitat de fraye au Canada et la présence de prédateurs et de compétiteurs non indigènes ont également joué un rôle dans l’appauvrissement actuel de la population. Une immigration externe par des individus égarés des États-Unis est théoriquement possible, mais le statut de la population source est incertain, tout comme la viabilité de ces individus égarés. Par conséquent, l’immigration de source externe est considérée comme peu probable. Bien qu’il y ait une légère hausse de la population, le nombre d’individus matures dans la population demeure très bas, ayant varié entre 19 et 112 au cours des 4 dernières années.
Répartition: Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » à la suite d'une évaluation d'urgence le 4 mai 2005. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2017.

Nom commun: Esturgeon jaune (Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent)
Nom scientifique: Acipenser fulvescens
Statut: Menacée
Critères d'évaluation: Correspond à « en voie de disparition », A2b, mais a été désignée « menacée », A2b, car une partie de l'unité montre des signes d'amélioration.
Justification de la désignation: Il s’agit d’une des espèces de poissons d’eau douce les plus grandes et les plus longévives du Canada, et cette espèce revêt une importance particulière pour les peuples autochtones. Les principales raisons des déclins historiques dans la plupart des populations, soient les activités de récolte et les barrages, sont clairement réversibles et comprises, mais n’ont pas cessé dans toutes les populations. Certaines populations semblent ne pas avoir été gravement touchées et certaines populations semblent se rétablir, mais ne sont pas encore en sécurité.
Répartition: Ontario, Québec
Historique du statut: L'espèce était considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1986. Lorsque l'espèce a été divisée en unités séparées en mai 2005, l'unité « populations des Grands Lacs - du haut Saint-Laurent » a été désignée « préoccupante ». Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Chabot de profondeur (Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson se trouve dans les eaux les plus profondes d’au moins 11 lacs d’eau froide en Ontario et au Québec, incluant les lacs Supérieur, Huron et Ontario. On le pensait auparavant disparu du lac Ontario, mais il semble maintenant s’être établi à nouveau dans ce lac, les prises y étant actuellement comparables à celles des lacs Huron et Michigan. La population d’un lac au Québec pourrait avoir disparu en raison de l’eutrophisation; la menace que représentent les espèces envahissantes est continue dans les autres lacs.
Répartition: Ontario, Québec
Historique du statut: L’unité « populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent » (y compris l’ancienne unité « populations des Grands Lacs », espèce désignée « menacée » en avril 1987) a été désignée « préoccupante » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Chabot de profondeur (Population du lac Waterton)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson relique de l’âge glaciaire est présent dans un seul lac dans le sud-ouest de l’Alberta. La taille de la population est relativement petite, et un changement de la qualité de l’eau ou des espèces envahissantes pourraient mettre la population en péril. Toutes les populations hors de la zone biogéographique d’eau douce des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont été évaluées précédemment en tant qu’une seule unité. La présente population a été évaluée séparément en raison du caractère unique de sa génétique et de sa disjonction par rapport aux autres populations de la zone biogéographique de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson.
Répartition: Alberta
Historique du statut: L'unité « populations de l'Ouest » a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 2006. Lorsque l’espèce a été divisée en cinq unités séparées en avril 2017, l'unité « population du lac Waterton » a été désignée « préoccupante ».

Nom commun: Esturgeon jaune (Populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James)
Nom scientifique: Acipenser fulvescens
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Il s’agit d’une des espèces de poissons d’eau douce les plus grandes et les plus longévives du Canada, et cette espèce revêt une importance particulière pour les peuples autochtones. Certaines populations sont touchées par les activités de récolte et les barrages, certaines populations subsistent dans des milieux intacts, et il y a probablement de nombreuses populations encore à découvrir dans cette région éloignée. S’il n’est pas atténué, le développement futur pourrait avoir un impact négatif sur l’espèce.
Répartition: Manitoba, Ontario, Québec
Historique du statut: L'espèce était considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1986. Lorsque l'espèce a été divisée en unités séparées en mai 2005, l'unité « populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James » a été désignée « préoccupante ». Réexamen et confirmation du statut en novembre 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2017.

Nom commun: Requin-taupe bleu (Population de l'Atlantique)
Nom scientifique: Isurus oxyrinchus
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Cette espèce est plus vulnérable que de nombreuses autres espèces de requins de l’Atlantique en raison de sa longue durée de vie et de sa faible productivité. L’espèce compte une seule population fortement migratrice dans l’Atlantique Nord, dont une partie de cette population est présente dans les eaux canadiennes de façon saisonnière. Les taux de prise totaux dans l’Atlantique Nord ainsi que l’abondance sont stables. La plupart des analyses réalisées dans le cadre d’une récente évaluation des stocks ont montré une tendance stable ou à la hausse depuis 1971, résultant en une amélioration du statut comparativement au précédent rapport de situation du COSEPAC. Toutefois, le statut de l’espèce n’est pas sécurisé étant donné les incertitudes entourant l’évaluation des stocks, la courte période d’augmentation des taux de prise relativement à la durée de génération de 25 ans et la faible productivité de l’espèce.
Répartition: Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Îles-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Océan Atlantique
Historique du statut: Espèce désignée « menacée » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017.

Nom commun: Chabot de profondeur (Populations de l'ouest de la baie d'Hudson)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Non en péril
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson relique de l’âge glaciaire est observé dans les eaux les plus profondes de six lacs en Saskatchewan, et aucune menace pesant sur l’espèce n’est connue. Il pourrait également se trouver dans d’autres lacs. Toutes les populations hors de la zone biogéographique d’eau douce des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont été évaluées précédemment en tant qu’une seule unité, mais elles sont actuellement évaluées séparément par zone biogéographique d’eau douce.
Répartition: Saskatchewan
Historique du statut: L'unité « populations de l'Ouest » a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 2006. Lorsque l’espèce a été divisée en cinq unités séparées en avril 2017, l'unité « populations de l'ouest de la baie d'Hudson » a été désignée « non en péril ».

Nom commun: Chabot de profondeur (Populations de l'ouest de l'Arctique)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Non en péril
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson relique de l’âge glaciaire est observé dans les eaux les plus profondes de 23 lacs en Saskatchewan, en Alberta, et dans les Territoires du Nord-Ouest, et aucune menace pesant sur l’espèce n’est connue. Il pourrait également se trouver dans d’autres lacs. Toutes les populations hors de la zone biogéographique d’eau douce des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont été évaluées précédemment en tant qu’une seule unité, mais elles sont actuellement évaluées séparément par zone biogéographique d’eau douce.
Répartition: Territoires du Nord-Ouest, Alberta, Saskatchewan
Historique du statut: L'unité « populations de l'Ouest » a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 2006. Lorsque l’espèce a été divisée en cinq unités séparées en avril 2017, l'unité « populations de l'ouest de l'Arctique » a été désignée « non en péril ».

Nom commun: Chabot de profondeur (Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Non en péril
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson relique de l’âge glaciaire se trouve dans les eaux les plus profondes d’au moins 40 lacs en Ontario et au Manitoba, et aucune menace pesant sur l’espèce n’est connue. Toutes les populations hors de la zone biogéographique d’eau douce des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont été évaluées précédemment en tant qu’une seule unité, mais elles sont actuellement évaluées séparément par zone biogéographique d’eau douce. Dans cette zone biogéographique, la population du lac Waterton a été évaluée séparément en raison de sa disjonction et du caractère unique de sa génétique.
Répartition: Manitoba, Ontario
Historique du statut: L'unité « populations de l'Ouest » a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 2006. Lorsque l’espèce a été divisée en cinq unités séparées en avril 2017, l'unité « populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson » a été désignée « non en péril ».

Nom commun: Chabot de profondeur (Populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James)
Nom scientifique: Myoxocephalus thompsonii
Statut: Données insuffisantes
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Ce petit poisson relique de l’âge glaciaire est observé dans les eaux les plus profondes de trois lacs en Ontario, et aucune menace pesant sur l’espèce n’est connue. L’espèce est peut-être également présente dans d’autres lacs de l’Ontario et du Manitoba. Les données quantitatives sur la taille des populations, l’aire de répartition géographique et les menaces connues sont trop limitées pour permettre de déterminer le statut de l’espèce. Toutes les populations hors de la zone biogéographique d’eau douce des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont été évaluées précédemment en tant qu’une seule unité, mais elles sont actuellement évaluées par zone biogéographique d’eau douce.
Répartition: Ontario
Historique du statut: L'unité « populations de l'Ouest » a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 2006. Lorsque l’espèce a été divisée en cinq unités séparées en avril 2017, l'unité « populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James » a été désignée « données insuffisantes ».

Reptiles

Nom commun: Couleuvre gaufre de Say
Nom scientifique: Pituophis catenifer sayi
Statut: Préoccupante
Critères d'évaluation: sans objet
Justification de la désignation: Comme les autres serpents de grande taille, cette espèce est touchée par la perte d’habitat et la mortalité routière et pourrait devenir « menacée » si les menaces ne sont pas atténuées. L’espèce dépend de gîtes d’hivernage communaux, qui semblent peu abondants dans le paysage. Bien que la gravité des menaces dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce ne soit pas entièrement comprise, l’impact de ces menaces est potentiellement significatif. L’espèce est particulièrement vulnérable à une mortalité accrue en raison de sa faible abondance, de sa maturité tardive et de son faible taux de productivité.
Répartition: Alberta, Saskatchewan
Historique du statut: Espèce étudiée en mai 2002 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ». Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2017.


(1) Les rapports sur le scinque des prairies (Plestiodon septentrionalis), la séligérie à feuilles aiguës (Seligeria acutifolia), et le bryum de Porsild (Haplodontium macrocarpum) ont été retirés dans le but de permettre l’inclusion de nouveaux renseignements. Ces espèces sauvages seront reconsidérées par le COSEPAC en novembre 2017.

À propos de nous

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est un comité consultatif indépendant qui agit auprès de la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique et qui se réunit deux fois par année pour évaluer la situation des espèces sauvages menacées de disparition. Ses membres, des experts de la biologie des espèces sauvages provenant du milieu universitaire, de la fonction publique, d’organisations non gouvernementales et du secteur privé, sont chargés de désigner les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada.

Secrétariat du COSEPAC

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